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Je parle de...

Quand je parle de yoga je ne me représente pas qu’une pratique physique où les postures se succèdent et là où il faut acquérir une certaine souplesse. Ni d’une pratique contemplative.


Mais plutôt, une voie, un cheminement, un possible qui mène à une observation franche et profonde de soi avec un discernement dépouillé des aspects leurrés de nos expériences passées.


Je parle, d’une pratique où le corps devient intelligence, où il acquiert cette aptitude à être dans une perception si subtile qu’il démasque sa propre constitution et devient l’investigateur de toutes les manifestations physiques, mécaniques, organiques. Qui ou quoi mieux que Soi peut sonder dans nos « tissus » les plus profonds, au cœur de nos cellules. La pratique désamorce les armures et les humanise puis permet progressivement une fluidité, l’ancrage pose des limites corporelles et permet une centralisation de l’observation.

Je parle, d’une philosophie où le sacré est laïque, révélé comme un sens à la vie et où cette notion de sacré est incarné dans le fait que tout est lié tout est interdépendance. Ni Dieu, ni Maître, seule l’expérience prévaut. La présence à soi est remède du conscient.

Je parle d’une connaissance où les actions de l’intellect laisse la place à un discernement. J’entends par connaissance un éveil ou un réveil d’une perception autre que le mental, où la connaissance yogique détraque les émotions sclérosantes… D’une connaissance où la mémoire dispose cette chose importante de se rappeler, de se construire, de se reconnaitre, mais où elle peut aussi devenir un écueil, de passer à côté de l'émergence, d’accueillir l’inconnu, l'inédit, la spontanéité.

Je parle de cette fusion qui rend harmonieuse l'union des oppositions.