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Une journée automne


Au réveil je m'étire lentement, mon plexus demande également à s'ouvrir. J'ouvre la fenêtre et offre à mes narines l'air automnale frais et venteux. Je bois une tasse d'eau chaude et me pose en assise, j'accueille... Le tapis m'appelle, quelques salutations en conscience , avant de me masser le corps à l'huile en insistant sur les articulations. Puis la douche tiède vient stimuler l'Agni de mes tissus et celui de mon estomac. Je me rassasie avec de l'onctuosité et du chaud. Mes activités quotidiennes peuvent commencer. Dehors la sécheresse de l'automne altère les arbres, leurs feuilles se vident de la sève qui commence à descendre vers les racines, elles rougissent, s'assèchent et se froissent avant de se désunir de leur tuteur, de virevolter sous l'emprise du vent et d'effleurer le sol dans un tendre abandon. La scène est "mélodieuse à l'oeil" mais je saisi que mes tissus corporels sont soumis aux mêmes circonstances. Les branches, plus sèches, plus fragiles craquent, malmenées par le vent. De la même manière je sens que mon mental est plus agité et que le stress me gagne plus rapidement. La peur s'invite sans que j'en comprenne l'origine.

J'essaie de placer de la douceur et de la modération dans mes activités, éviter "la superposition des tâches" et accepter de décroître mon efficacité. En fin de journée une fatigue plus prononcée apparaît, toujours dans l'optique de "bercer vata" je m'autorise un repos. Ma digestion est plus lente, j'ai à peine digérer mon déjeuner, mon dîner sera frugale, sûrement un potage ou un bouillon accompagné de protéine, le chaud et le liquide équilibreront l'excès de vata.

Je sens que mon système nerveux est fébrile, une respiration alternée avant le coucher l'aidera à se calmer. Mon sommeil est plus agité, demain soir une tisane de camomille pourra m'apaisée.