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Ca y est on s'y met...


Au zéro déchet !!! Ou du moins à la réduction.

Ca fait plusieurs années que je me sens envahie par notre lourde production de déchets, de vaines tentatives d'attitudes écocitoyennes n'ont pas suffit à atténuer les quantités d'emballages.

Je privilégiais les magasins bio, mais l'étiquette bio n'a pas forcément l'éthique de la modération.

Parce que c'est bien de modération dont il s'agit lorsque l'on s'ambitionne à ne plus produire de résidus.

A l'égard de la cuisine, j'ai toujours privilégié le faire soi-même, c'est une aspiration ayurvédique mais également familiale, de bons petits plats préparés il n'y a rien de meilleur, mais s'ils occasionnent plus de déchets que de contenu dans l'assiette on est dans l'absurde... On se retrouve toujours à acheter des briques de ceci, des paquets de cela, des bouteilles de patati, sans oublier les barquettes de patata.

Il fallait revoir toute l'organisation de notre consommation et surtout, faire de "sacrées concessions".

Il n'est pas facile de prendre des décisions drastiques pour une famille mais je crois que l'on ne peut pas passer par un degré intermédiaire.

Il faut également trouver l'énergie nécessaire pour trouver des solutions de substitution, mais également pour trouver des arguments convaincants pour votre petite famille qui veut bien faire des efforts... mais quand même... et qui se heurte à des moments de ras le bol.

Difficile pour les enfants de se priver de leurs petites friandises et difficile pour moi de jouer à l' Ayatollah de l'environnement.

Le verre est la matière qui se recycle à 100% et à l'infini. C'est donc un matériau que l'on peut privilégier pour réduire ses déchets par contre il utilise beaucoup d'énergie pour être recyclé, alors les utiliser comme contenants est une bonne alternative.

L'aluminium souvent controversé est également recyclable à 100%.

Il faut savoir que malgré les poubelles de couleur le plastique n'est pas totalement recyclé seulement 22% de la production est recyclée, le reste part à la décharge. Nous produisons beaucoup plus que nous recyclons et l'extraction de matière première (pétrole) est indispensable à la production du plastique.

En résumé nous produisons à outrance, nous recyclons peu, et le peu que nous recyclons sollicite beaucoup d'énergie.

Sans contexte, renoncer à nos confortables dépendances, devient une évidence lorsque l'on prend conscience de cela.

Nous nous sommes retrouvés face à nos divergences et à débattre autour de sujets préoccupants, c'est également l'occasion de se redécouvrir autour

d' une créativité insoupçonnée (recettes de cuisine, réutilisation des résidus provenant des produits dont on ne peut pas se passer).

Le temps s'investit moins dans la manutention mais dans la connexion à soi, aux autres, à l'environnement.

On devient plus vivant, plus actif, plus engagé.

Une éducation de la consommation s'impose en privilégiant les petits producteurs locaux (marchés, AMAP) et les magasins éthiques qui ne vendent que du vrac.

La réduction n'est-elle pas un moyen de revenir au vivant, de se libérer de l'accumulation et de la rétention qui bloque la circulation de la vie.

De plus, les notions de réduction en Ayurvéda affirme un renouveau, un regain d'énergie avec plus de fluidité.

Mettre de la fluidité dans votre vie ? Ca vous dit ?

Bien à vous, Sandrine.